
Chaque pays a son imagerie. Sur les marchés au Mexique, entre les tapis et les têtes de mort, les mini-verres à tequila et les chapeaux XXL, on trouve des masques de lucha libre. Des accessoires aux couleurs éclatantes et au design élaboré, portés par les combattants de cette version locale du catch dans laquelle les amateurs voient une véritable allégorie de l’existence – mi-spectacle, mi-tragédie, avec ses bons et ses méchants, ses bad guys et ses justiciers –, et le public un excellent moyen de se défouler en s’injuriant sans conséquences et en s’époumonant en bande.
« Es muy popular en Mexico », m’a assuré la vendeuse. Devant ma mine un peu circonspecte (les masques, il faut le préciser, ont un aspect qui évoque au profane un accessoire un rien sado-maso, en plus coloré), elle m’a demandé d’où je venais. “Incroyable, a t-elle conclu incrédule. L’histoire dit pourtant que la lucha libre a été introduite ici sous occupation française“. Cocorico ?
