Pluie à Dalat, Vietnam ©Olivier Cirendini

Les monastères suspendus des Météores, en Grèce, offrent une vision sublime. Selon la légende, des rochers sont descendus du ciel pour accueillir ces lieux de méditation. Mais les légendes sont souvent plus belles que la réalité. Les dieux de l’Olympe ou celui des orthodoxes l’ont voulu ainsi : aujourd’hui, il pleut. C’est comme ça et on n’y peut rien. Ça arrive ici comme partout au monde. Au Royaume-Uni, après tout, la pluie est quasiment un argument touristique. Selon les lieux, il pleut des cordes ou des hallebardes, voire même « des chiens et des chats ». Allez comprendre. Je me rappelle une lluvia cubaine qui avait failli transformer un coco-taxi en radeau de la méduse, une drache réunionnaise dont chaque goutte semblait pouvoir remplir une bassine (j’exagère, vraiment ?), des ondées vietnamiennes aussi brutales que bienvenues (photo) et de délicates pluies d’été.

Aléa du voyage. Quand il pleut, les touristes errent. En short, en tongs, dans leur tenues choisies avec soin pour leurs vacances au soleil. Et, comme par enchantement, les boutiques sortent des capes de pluie qu’elles accrochent à leur devanture. Ces capes chinoises en plastique qui transforment de la même façon une cheffe comptable britannique ou un plombier polonais en créature évanescente aux contours flous, et semblent exister dans tous les pays du monde. Rose bonbon, mauves, bleues, jaunes. Cheap et si bienvenues. Les dieux du commerce sont imbattables.

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